Accueil Webzine Anecdotes Article

Un breton aux États-Unis qui fît des émules.

C'est en cette fin du XIXe siècle que la vague d’immigration bretonne commence en direction de l'Amérique du Nord principalement. En ces temps, les Bretons sont les laissés pour compte de la révolution industrielle. Sol ingrat, familles trop nombreuses, les jeunes bretons s'expatrient en rang serrés vers la capitale, Paris, pour y trouver un emploi.

Cependant, sur les conseils d'un camarade de régiment, Nicolas Le Grand mise plutôt sur l'Amérique. Ayant soif d'aventure et de richesse, un beau jour de 1881, il s'embarque pour le Nouveau Monde. À ses côtés, deux compagnons d'aventure le suivent, Job Douphars, un paysan de onze ans son aîné et Loeiz Bourhis. Ensemble, ils prennent la route, marchant la plupart du temps pieds nus pour ne pas user leurs souliers. ils gagnent bientôt Morlaix d'où il rallient en bateau Le Havre. C'est dans ce port qu'ils embarquerons en 3e classe sur un paquebot transatlantique pour atteindre six semaines plus tard le Canada.

Arrivés sur place, ils s'essayent quelque temps au rude travail de bûcheron. Si rude qu'ils finissent par se diriger vers le sud et les États-Unis, offrant leurs services parfois à la ferme, parfois à l'usine. Dans le Connecticut, la tâche rapporte vingt francs par jour, trente fois plus qu'à Roudouallec : la légende des Bretons d'Amérique était née.

Marié et père de deux enfants, Nicolas Le Grand ne donne pendant cinq ans que peu de nouvelles, et pour cause, il ne sais pas écrire. Au village, on le croit mort, dévoré par les ours ou tué par les Indiens. Il réapparaît pourtant un bon matin, les poches pleines de billets verts. Le petit tailleur de Roudouallec reprend alors sa boutique. Il est devenu riche, riche comme cela n'est pas permis dans cette région oubliée des dieux.

L'histoire de ce pionnier breton ne tarde pas à faire des émules. Les compagnies maritimes mesurent vite le profit qu'elles peuvent tirer de cette manne providentiel et s'installent les une après les autre à Gourin (une ville à environ 10 kilomètres de Roudouallec et qui compte quatre fois plus d'habitants), qui verra au fil des ans, un bon nombres de ses habitants partir pour les Amériques.

Contributeur : Gwengoat
Source : Forum-expat.net
Destination : Amérique du Nord / États-unis

  • Soumit le : 08 Avr. 2013
  • Page vues 98 fois

0 Commentaire

  1. Soyez le premier à laisser un commentaire

Ajouter un commentaire

* Champ obligatoire
Votre commentaire a été envoyé et est en attente d'approbation

Bonjour,
ce site est gratuit, cependant, sa seule source de revenus est la publicité et si vous utilisez un bloqueur de publicité, cela empêche toute chance de pouvoir maintenir le site sur le long therme car, sans revenu, pas de site.

Si vous pouviez le temps de votre visite sur Forum Expat débloquer cette fonctionnalité cela laisserai une lueur d'espoir pour son avenir.

Merci de votre compréhension