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La République Dominicaine, de sa découverte à nos jours.

L'histoire des îles s'est confondue, pendant des siècles, avec une politique d'asservissement sciemment organisée. Ainsi Christophe Colomb passe-t-il, dans la mémoire collective et dans les livres d'histoire, pour LE découvreur de référence. Ce qu'il fût. On oublie trop facilement le rôle déterminant qu'il eut sur le destin des ses découvertes. Lorsqu'il aborde les côtes, le 6 décembre 1492, d'une nouvelle terra incognita qu'il va batiser du nom de Isla Espagnola - la future République Dominicaine -, le Génois note dans son journal de bord: Les indigènes n'ont pas d'armes, sont tout nus, ne montrent pas le moindre génie pour le combat, et se révèlent si peureux qu'à mille ils n'atteindraient pas trois des nôtres. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu'on les fasse travailler, semer et mener tous les autres travaux qui seront nécessaires, à ce qu'on leur fasse bâtir des villes, à ce qu'on leur enseigne à aller vêtus et à prendre nos coutumes. In ne s'agit pas là, à l'évidence, du discours d'un humaniste. Cette vision d'un bon sauvage corvéable à merci allait permettre et justifier les conquêtes espagnoles, françaises, haïtiennes, avant la proclamation de l'indépendance le 27 février 1844. Les malheurs de la jeune république ne prenaient pas fin pour autant, deux occupations américaines et une dictature terrible ne manquant pas de rappeler aux îliens, de Santo-Domingo à Santiago de Los Caballeros, que la liberté s'acquiert en général dans les larmes et le sang. Et si le combat a aujourd'hui changé d'âme, pour se porter sur le terrain économique, il n'en contient pas moins ses contradictions.

De nombreuses îles, dans les Antilles comme dans l'océan Indien, autrefois vouées à la monoculture de la canne à sucre, ont trouvé dans le tourisme de nouvelles ressources bienvenues, certaines misant sur un vacancier au portefeuille garni, d'autres ouvrant plus largement leurs frontières aux visiteurs avides d'exotisme.

Avec ses plages qu'on croirait sans fin, bordées de cocotiers dansant sous l'alizé, la République Dominicaine disposait des atouts nécessaires pour se lancer dans un accueil de grande envergure. Des établissements importants, comme à Punta Cana ou Puerto Plata, y ont vu le jour, qui proposent tout le nécessaire, et même le superflu.

Des milliers d'emplois, parallèlement, y ont été créés. Mais tous les Dominicains ne profitent pas à l'évidence de cette manne nouvelle, et il serait pernicieux qu'aux affres de la conquêtes succèdent de nouveaux clivages. Les problèmes d'intégration, de cohabitation, risquent donc de se poser bientôt en termes réels. Car on l'a constaté par ailleurs: à trop rêver de croissance, on risque d'y perdre son âme. À ce peuple chaleureux, hospitalier, de rester vigilant.

Contributeur : Gwengoat
Source : Forum-expat.net
Destination : Caraïbes / République Dominicaine

  • Soumit le : 13 Sept. 2014
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